NUTS - Nos Univers Très Sexy
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Auteur Fil de discussion: Accouchement  (Lu 4001 fois)
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Nana
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Sexe: Femme
Messages: 15 717

Pour être irremplaçable, il faut être différente.


WWW
« le: 27-11-2006, 22:29 »

Ma maman dit toujours, qu’il y a un sujet qui fait vraiment parler les femmes, c’est : leur accouchement !

Donc go les filles, allons-y



Un soir, le futur papa décide qu’on aille dîner chez un ami qui a ouvert une pizzeria, me voilà donc après ma journée de boulot à manger une pizza alors que je ne rêvais que de dormir, j’en pouvais plus. Le bébé était prévu pour le 2 mai, nous étions à 10 jours donc, et hors de question qu’il pointe le bout de son nez avant, je voulais un bébé du mois de mai et rien d’autre !

Seulement voilà, à minuit, la pizza aux artichauts me travaille bizarrement l’estomac je trouve. Quelle idée aussi j’ai eu de manger des artichauts alors que jamais j’en mange, enceinte on a vraiment des drôles d’idées je me dis, Le problème est qu’à force je ne sais plus trop par quel coin de mon anatomie je suis malade, pas une gastro enceinte quand même ? Merdouille j’ai un resto à tenir moi ! !

Au bout d’une heure environ j’en viens à me dire que ces douleurs dans le ventre sont pas très catholiques, et qu’il serait peut être bon que je me décide à lire mon bouquin sur la grossesse que j’ai acheté au début. Je lis qu’il est question d’espace entres les contractions, et donc je me mets à chronométrer, le tout assise dans la baignoire. Seulement voilà, pendant la contraction je perds ma montre à chaque fois, et je n’arrive jamais à me souvenir quand elle a commencé ! et la….. j’ai pas le choix que de me dire que je vais accoucher en avril !

Je prends une douche comme je peux en me disant que ca va sûrement calmé un peu le truc, taratata ca calme rien. Puis je décide de réveiller monsieur, qui râle en me demandant si j’aurais pas pu choisir un autre jour…… ça commence bien ! Evidement je n’ai pas prévu de valise, vu qu’il était sensé me rester encore 10 jours. Mais à dire vrai (et je ne l’admets qu’aujourd’hui) j’ai rien préparé du tout pour ce bébé, ni chambre, ni vêtements, rien ! Heureusement que j’ai une maman qui est venu faire le papier peint sinon mon mari lui, rienaf.

Nous voilà donc parti, et la j’ai cru mourir à tous les feux rouges qu’il a grillés. Les feux rouge n’allaient pas assez vite d’après lui, et il n’avait qu’une peur, que je fasse le bébé dans la voiture neuve. « T’as mal ? » me disait il, « non, non » et paf ! une contraction arrivait à se moment la, et toc je me faisais engueuler car j’avais dit que j’avais pas mal ! « t’arrêtes ou j’y vais à pieds ! » Et il a fini par se taire.

Arrivé devant la porte de l’hosto : fermé ! Mon mari sort, arrive devant le gardien….. revient vers moi « j’lui dit quoi ? » Ahhhhhh dites-moi que je rêve ! « dis lui que j’accouche voyons ! »

Nous voilà donc en service gynécologie où tout le monde affole vu qu’ils ne trouvent pas le dossier …. Ben ouai je sais….. j’suis jamais venu au cours d’accouchement, et j’ai fait la visite d’anesthésie que deux jours avant (j’avais encore 10 jours devant moi ! j’arrête pas de leur dire) mais moi rien ne m’affole. Rien ne m’affole sauf celle que j’entends crier depuis mon arrivée dans le service, j’avoue que la…….

On m’installe dans une salle ou j’ai l’impression de mon congeler tellement il fait froid. Monotoring sur le ventre, je l’entends faire son bip bip, ca me rassure. Puis bizzarement le bip bip j’ai des fois l’impression qu’il est moins régulier, mais bon entre deux contractions parfois je perds les pédales. Je trouve louche qu’on me fasse autant de piquouzes, mais j’ai prévenu que j’avais un groupe sanguin merdique donc c’est peut être ca. C’est vrai que je me sens quand même drôlement pas bien, mon mari me dit que c’est normal, que j’accouche et que c’est pas une partie de rigolade. ! Et l’autre qui hurle toujours à coté, elle me stress. Quand d’un coup, plus de bip bip . Le toubib déboule comme un dingue, et la je me dis « oh oh pas bon » Enfin j’ai pas vraiment le temps de me le dire, j’ai juste le souvenir d’un masque à oxygène et d’un « on les perd tout les deux, césarienne en urgence ! »

Après j’sais plus la suite des 20 minutes qui ont suivies, mon mari m’a juste dit qu’ils ont annoncé qu’on pouvait plus faire de césarienne car le bébé était déjà trop descendu. Puis retour à la normale, plus personne ne stressait. Le bébé était en souffrance fœtale, mais apparement c’était pas alarmant. Il n’y a donc que moi qui étais sensé stressé, poussé, stressé, poussé ….. génial ! Mais avec tout les trucs qu’ils m’ont injecté dasn les bras j’ai plané un bon bout de temps.

Mon mari était toujours autant à l’ouest….. « vous habitez où ? » et il se retourne vers moi pour me demander la réponse, car lui il avait un peu oublié, entre deux poussées j’arrivais à répondre. « Le bébé va s’appeler comment ? » « heuuuu j’sais pas ….. ». Nous avons quand même eu pas mal de fou rire, au petit matin le mec dehors qui tondait la pelouse…. Ca m’enervait ! Quelle idée de tondre quand moi j’accouche. Pleins de petits moments sympa quand même malgré certains moments de stress. Et la table qu’est ce qu’elle me faisait mal au dos ! j’avais continuellement l’impression que j’allais tomber par terre. Et mon mari qui me parlait, j’avais qu’une envie c’est qu’il se taise, et quand il se taisait je lui disais, ben parle, raconte moi un truc ! Quelle chieuse.

A la fin je leur ai dit que la ça commençait à faire un peu trop long, et qu’il fallait envisager quelque chose de sérieux, car moi je n’en pouvais plus. « Coupez si ca passe pas, mais faites quelque chose ». Mais non ils refusaient…… et ils ont finis par ….. couper et mettre les forceps ! Toujours aussi râleuse je leur ai dit que si c’était pour finir par le faire, ils auraient pu y penser avant, mais bon … hein…... Pour recoudre pareil "faites ca joliement, pas de la dentelle"  mais le toubib maquait d'humour.  Avec mon mari ca à fini en dispute entre lui et moi, j’éviterais donc le passage.

A 10 h 23 mon bouchon à vu le jour. J’ai compté ses doigts de pieds. Super important les doigts de pieds. J’ai verifié que tout était au complet. J’ai tout bien observé pour me rappeler sa tête car j’avais qu’une peur c’est qu’on me l’échange avec un autre. Seulement j’ai pas eu le droit de l’avoir beaucoup car il était un peu trop rouge mon bouchon et avait besoin de soin. Quand ils me l’ont ramené quelques heures après (c’était bien le mien) il était trop bien coiffé. J’ai un souvenir de la coiffure, c’est fou. Il avait déjà les cheveux très long et très blond. Ils lui avaient fait la raie sur le coté. Je le regardais amoureusement, et je n’arretais pas de me dire, que j’avais quand même vraiment de la chance, car mon bébé à moi il était vraiment beau dés la naissance. C’est vrai les bébés en général ils ne sont jamais bien beau à la naissance. Sauf le mien ! j’arretais pas de le dire à ma mère après « t’as vu maman, j’ai quand même de la chance hein ». Je n’ai appris que plus tard, que tout le monde le trouvait très laid, tout déformé, tout marqué avec les forceps et tout rouge (d’ou le fait qu’il paraissait si blond). Mais je continue de penser qu’ils me disent ca pour m’embèter, car je m’en souviens très bien : il était extra beau !





Journalisée

Il est ma drogue, mon alcool, ma dépendance, ma raison de me lever, de m'habiller et, surtout, de me déshabiller.

Il est mon sourire du matin ou la tristesse d'une journée noire.
qqqqqqqqqq
Invité
« Répondre #1 le: 28-11-2006, 09:51 »

l'accouchement du premier :

Il était prévu pour le 14 février et il était hors de question qu'il arrive avant!  Hors de question, enfin dans mon esprit car dans la réalité, le 8 j'ai eu mal au dos toute la journée.  Vers 20 heures, je commence à avoir mes premières contractions mais bon, c'est sur c'est juste des colliques :çà va passer!  Au cours d'accouchement, on nous avait bien dit dès que vous sentez les contractions, vous ne mangez plus.  Biensur, mais moi j'en fait qu'à ma tête et je dis à mon mari j'ai envie d'un paquet de frite (très diététique).

La soirée se passe, ces foutues colliques elles non.  Vers 23 heures, elles sont espacées de 10 minutes donc je commence à me dire : elles sont byzarres ces collique, il faut que je me fasse une raison, c'est le bébé qui arrive.
On est à une heure de l'hôpital et avec tous les problèmes de ma grossesse, il serait peut être prudent d'y aller.

Pendant tout le trajet, la seule chose qui inquiète mon mari, c'est surtout que je ne perde pas mes eaux dans la voiture.

On arrive enfin , là je suis prise en charge de suite par une sage femme.

Elle me demande si j'ai mangé et à quelle heure, elle me dit çà devrait aller mais à peine m'a t elle exminé que le repas repasse.

On m'installe dans une chambre avec monitoring , qu'est ce que çà peut m'énerver ce bruit.  J'ai envie de dormir moi et puis cette douleur qui vient de plus en plus régulièrement et tjrs dans le dos évidemment : peux pas faire comme tout le monde, moi !

vers 5 heures, on m'installe dans la salle d'accouchement en me disant il n'y en a plus pour longtemps madame!
votre col est ouvert déjà à 6 cm.  Avant la fin de notre service, on saura si c'est une fille ou un garçon !

là, je me dis chouette l'accouchement va mieux se passer que la grossesse!

oui mais non !

vers 10 heures, le col n'est toujours pas ouvert plus donc on augmente les contractions.

Mon gényco qui depuis qu'il était arrivé venait régulièrement me voir ou envoyait une collègue. 
Normalement, si l'accouchement se passe bien, c'est une sage femme qui s'occupe de toi donc savoir que tu as deux génycos qui se relèvent pour voir comment çà se passe çà te rassure pas trop.

On vérifie et le col n'est toujours pas beaucoup plus ouvert.
Là , le génico arrive et hurle quoi elle est pas encore faite cette péridurale. 
On me fait donc cette péridurale.  On demande à mon mari s'il veut sortir et là avec un grand sourire, ben pourquoi c'est pas à moi qu'on la fait.  Lui, il est assis et regarde comme s'il était au cinéma.  pas un mot



 Ils se sont enfin rendu compte que la tête du bébé est coincée et donc c pour çà qu'il ne descend pas et donc le gényco passe sa main pour la remettre correctement.

Puis il y a un bruit strident une machine qui sonne : on me met sous oxygène et j'entends le gényco dire : si le bébé n'est pas là dans 30 minutes, on fait une césarienne.

Il fait monter une sage femme sur la table, pour pousser sur le ventre pour que le bébé descende plus vite.  Le gényco me dit : on va avoir besoin de vous madame.  je vais mettre les forceps et il faut que vous poussiez en même temps que vos contractions.  moi, je veux bien mais là je sens plus rien ! je fais comment !

donc une personne vérifie le monitoring m'averti quand il y a une contraction je pousse en meme temps qu'il utilise les forceps;
Une fois la tête passée, comme il y a souffrance foetale, il le nettoie vite fait pis on recommence pour qu'il sorte. 
Il est 13 h 40 !!!
Et là, ils enmènent mon bébé directement.  Je ne l'ai pas entendu et encore moins vu.  Je ne sais même pas ce que c'est : je suis obligée de le demandée à mon mari.

Pendant qu'on s'occupe de mon petit bout, un autre gényco me recoud.  On vérifie que ma tension est redescendue car je suis montée trop haut et j'ai fait aussi sonner la machine.  Qu'est ce que çà fait comme bruit !!!!

Puis enfin, on me ramène mon fils mais il est dans un incubateur.  Il est tout bleu, frippé, très laid en fait mais c'est mon fils et je n'ai qu'une hate c'est de pouvoir le tenir dans mes bras.  Comme, j'étais susceptible avec la grossesse que j'ai eu d'avoir un accouchement à n'importe quel moment, çà fait déjà deux ou trois mois que la valise est faite et heureusement il y a des vetements taille naissance car là il fait quand meme 1kg de moins que prévu!

J'apprendrais plus tard que mon fils a eu beaucoup de chance car il y a eu trombose au niveau du placenta et si je n'avais pas été mise sous aspirine, jamais il ne serait là!.  L'aspirine n'a été arretée qu'au dernier mois  Voilà, pourquoi, il présentait les signes d'un dépassement de terme


je vous raconterais mon deuxième accouchement une autre fois



Journalisée
lénita
Invité
« Répondre #2 le: 28-11-2006, 10:17 »

bah ... moi, j'ai eu une grossesse de rêve ... jamais malade, jamais fatiguée ... pas de sautes d'humeur ... ma grossesse, je l'avais voulue et elle était comme je l'avais rêvée.

Le 16 octobre, je vais au mariage du parrain d'un de mes fils ... le 27 octobre je vais à la visite chez ma gyneco ... elle trouve que ma tension est un peu trop élevée ... => elle m'envoie faire des examens ... le jeudi.

Je rentre à l'hosto au matin, soi-disant jusque 15h ... analyse d'urine, prise de sang toutes les heures ... puis, à 14h30, on me dit qu'on me garde jusqu'au lendemain pcq ils veulent faire 24h d'examen. Le lendemain midi, on ne me dit toujours rien. L'infirmière qui vient prendre ma tension s'affole (18-10). On vient me poser plein de questions ... mais moi, je veux rentrer chez moi. çà va être la toussaint, je veux aller sur la tombe de mes parents. On me laisse partir, à condition que je revienne le 1er novembre dans l'aprem' pour un monito. Le 31, je vais chez mes gds-parents, je suis naze, je dis à ma GM que je ne viendrai plus avant l'accouchement ... trop fatiguée.

Le 1er à 6h du mat', je saute hors du lit, l'impression d'uriner. Je hurle à chéri que je perds les eaux. Lui, à moitié endormi, me demande si je suis certaine de ne pas faire pipi. Je lui réponds que je n'ai jamais uriné comme çà  Grin Il y avait une de ces flaques dans la chambre.

Et puis là, Lénita hyper calme. Je demande à chéri qu'il m'apporte un essuie, je le tortille entre mes jambes, et je m'assied. Je lui dis tout ce qu'il doit prendre. Grâce à ma GM, ma valise était prête depuis une semaine, on prévoit qqs trucs pour les enfants, le livret de mariage. Chéri dévale les escaliers et les remontent au moins 10 fois. On venait d'acheter une nouvelle voiture,  je dis à chéri de mettre un sac poubelle sur mon siège. On arrive à la maternité, il me dépose devant la porte et va se garer.

Je vais au bloc d'accouchement (avec toujours mon essuie entre les jambes) et je dis que j'ai perdu les eaux. Vu mon volume (enceinte de jumeaux), on m'installe directement sur la table. Là, je leur dis que je suis à 7 mois (naissances prévues le 26 décembre). On me fait donc une écho, ils vont bien, ils me disent que j'ai perdu une infime partie des eaux (la poche s'est fissurée) ... une infime ... ils ont pas vu la flaque dans ma chambre, eux !!! et ils vont me tenir 6 semaines allongées. Je préviens les parents de chéri et mes gds-parents ... Chéri m'apporte un stock de livres ... et je prépare mon séjour. Ma BM a tenu 6 mois, je dois pouvoir tenir 6 semaines (sans se lever, ni pour uriner, ni pour se laver ...) et puis dans la nuit, les contractions commencent ... j'appelle Chéri, cette fois, je vais accoucher. L'infirmière me propose d'uriner pour essayer de calmer, pas moyer! Elle me sonde, rien ne sort ... Pour finir, elle a pompé ma vessie à la main. Les contractions s'arrêtent ... çà devait être çà. Deux heures plus tard, une xème femme enceinte arrive. C'est soir de pleine lune, les infirmières me disent ... il n'y a plus de place, la prochaine restera dans le couloir Grin.

5h du mat', les contractions me reprennent, j'ai super mal au dos. Pas moyen de trouver une position pour dormir. çà fait 24h que j'ai le monitoring sur le bide ... j'en ai marre. On me fait une écho, Le premier était descendu ... mon col fort dilaté ... Il fallait faire la césarienne (le premier était en siège, le secon tête en bas). Je rappelle chéri et on m'embarque en salle d'op'. On est le 2 novembre. Je pleure dans le lit qui m'enmène vers la salle d'op'. Je ne veux pas que mes bbs naissent le jour des morts ... et puis on m'a dit qu'il y avait bcp de chance pour qu'on nous séparent. Eux, vers un hosto spécialisé en prémas et moi ici le temps que je me remette de ma césa.

On m'installe sur la table, je pleure ... la sage femme me tient dans ses bras. Et là, l'anesthésiste de mes deux qui me dit : madame est forte double dose alors !!! J'ai failli l'étrangler.

On me fout le max à oxygène, je plane. Ma gyneco entre ... elle commence son opération. Et puis, elle me demande les prénoms ... attention, fallait pas se tromper hein ! Depuis 7 mois que je les appelais par leur prénom, il était pas question qu'elle les inverse.

Je vois un petit paquet tout enmitouflé qui passe ... pas eu le temps de réagir, qu'il est déjà passé. Je vois le second, là, je dis hé ! Montrez-moi mon bébé ... et on soulève un coin de l'essuie, je vois un tout p'tit bout de son visage. Je sais que dans la pièce à côté, ils seront avec leur papa. On va les mettre en couveuse. A la naissance, mes montres mesuraient 30cm pour 1kg600 et 2kgs050.  Ils sont monté avec leur papa au centre néo-natal ... où ils sont restés 5 semaines ...
Je suis montée qqs heures plus tard ... on m'en a mis un dans les bras ... il s'est directement lové contre moi. Je n'ai pas eu le moindre doute, c'était bien mon fils. On s'est reconnus. Puis, j'ai eu le second, même schéma. La nuit même je me levais pour tirer mon lait. Le lendemain matin, je partais pliée comme une petite vieille avec ma récolte de lait pour qu'on puisse le leur donner par sonde gastrique.

Deux jours plus tard la kiné qui vient me conseiller de faire une demi-couloir Grin J'avais vite compris que si je dépendais des infirmières (débordées) pour aller voir mes mômes, je n'irais pas souvent Wink

Je vous passe les 5 semaines de néonat' ... çà n'a pas été le plus beau moment de ma vie ... Maintenant, mes monstres ont deux ans, ils pêtent le feu et ils sont encore plus beaux ...

Je leur avais donné à chacun deux surnoms ... Toto le héro/mon petit lutin et Nat tueur de géants/mon petit prince ...
Ils étaient si petits ... parfaitement finis, des miniatures de bébés ... mais tellement maigres ...

C'est un peu décousu, mais c'est toujours tellement chargé d'émotion ... que je n'ai pas envie de me corriger.
Journalisée
Dragonne
Invité
« Répondre #3 le: 28-11-2006, 13:19 »

2003, le 4 aout, pleine canicule.
Je me remets difficilement d'un mariage qui a eu lieu le week end precedent. On est toujours un peu en galere pour trouver une nounou et ce soir la, on a rdv avec une.
Chez elle, causette et je sens une contraction un peu plus forte que d'habitude. Je dis depuis que ma fille a choisi sa nounou.
On rentre a la maison et j'ai a nouveau une contraction dans la voiture. Comme Christelle, dans les reins, c'est tellement plus agreable  grrr
En arrivant, nouvelle contraction et la je decide de faire vitre faf a manger parce que toujours comme Christelle je refuse d'avoir la dalle pour accoucher, ca me mettrait de mauvaise humeur. Contraction pendant la preparation et pendant le repas.
Je decide donc d'aller dans mon bain comme l'a conseille la sage femme histoire de me detendre. J'annonce les contractions au papa qui prends des notes sur un calepin tout en mattant l'enregistrement d'un grand prix moto.
Quand mon bain et le grand prix sont fini, je verifie le calepine: on en est a 7 min d'ecart.
Je decide donc qu'il est tant d'y aller. Je mets les dernieres affaires dans la valise et nous voila parti.
Evidemment dans la voiture, plus de contractions. Je vois d'ici la scene ou je vais avoir le droit de rentrer chez moi pour cause de fausse alerte. Je vous ai dit a quel point il faisait chaud? 40 degres, meme la nuit. L'enfer.
De sucroit, cette annee la, la montagne au dessus de chez moi brule. A ce moment la, ca fait une semaine. Un orage a mis le feu et ca fait des cascades de lave depuis. C'est joli la nuit mais en plus de la chaleur ca fait de la fumee un peu partout dans la ville.
On arrive devant la clinique... et la, alors que je suis en train de dire que, ben c'est un coup pour rien, mes reins se rappellent a moi. Je me vois encore suspendue a la portiere. Il est 23h. On decide d'y aller quand meme, hein... pask bon, ca fait mal.
On m'installe dans une sorte de salle d'attente avec un lit, on branche le monitoring et on m'inspecte: dilatee a 6 cm, je reste.
Et ben on n'a deja pas fait le trajet pour rien, c'est bon a savoir.
Je suis mega decontractee, le futur papa aussi. Sauf au moment des contractions. La, je me crispe quand meme et du coup le futur papa n'en mene pas large non plus. Il va me chercher la sage femme pask moi je veux bien une peridurale maintenant svp merci.
Du coup on m'installe dans la salle d'accouchement avec la fraise hyper sexy, le papa aussi est deguise. Du coup il commence a se prendre en photo, ca me fait bien rire. Il me prend en photo aussi, ca me fait moins rire  Angry C'est sexy une femme sur le point d'accoucher, j'vous dit pas (bon, ok, apres, c'est pire...).
L'anesthesiste finit par arriver, merci au papa qu'on fait sortir a ce moment la.
Moi je manque de tourner de l'oeil au moment ou il injecte le liquide. J'ai horreur des piqures et meme si celle la doit me faire du bien... je suis pas loin de tomber dans les pommes.
On m'allonge et tout se passe mieux. La sage femme me dit de l'appeler quand j'ai envie de pousser.
Ah bon, je vais avoir envie de pousser? Pask la rien hein...
Au bout de 10 min, j'ai envie de pousser (comme quoi, ya que les cons qui changent pas d'avis). Donc, j'appelle.
Et hop, toute l'equipe est sur le pied de guerre.
En un quart d'heure ma fille est sortie. On me demande si je veux la sortir moi... euh, je crois que j'ai dit oui mais je suis pas sure. Le papa coupe le cordon. Ils me la pose tres brievement sur le ventre apres s'etre assure qu'elle pleure. Sa tete fait la taille d'un de mes seins... en plus ferme. Le papa a fait une photo a ce moment la: elle a des yeux... C'est 2 billes noires, assorties a ses petits tifs. Je vous raconte pas ma tete parcontre, les yeux injectes de sange et une sorte de couperos de partout sur le visage... mais bon, on a fait l'essentiel.
J'ai pas le temps d'apprivoiser le bestiau qu'on me l'enleve pour les mesures et tests d'usage. Il est un peu plus de 3h du mat et elle pese 3k300g. Elle aime les 3 on dirait.
On me la ramene dans son joli pyjama parme (assorti a la chambre qui l'attend a la maison).
Elle se colle sur mon sein. Elle s'en sort deja mieux que moi. A peine les seins finis, elle se colle le poing dans la bouche. Suceuse  Grin

Aujourd'hui ma fille est une petite blonde aux yeux verts... Elle a toujours le regard tres intense qui montre sa farouche determination dans la vie. Je suis toujours fiere d'elle. Elle est plus belle chaque jour et j'apprends a grandir avec elle.
Je l'aime.
« Dernière édition: 28-11-2006, 13:29 par Moi » Journalisée
cynicstrip
Nuts attitude

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Sexe: Homme
Messages: 386

En


« Répondre #4 le: 28-11-2006, 14:16 »

Un peu de testostérone au milieu des "oeufs-strogènes"...


Vendredi 2 Janvier 2004 - 20h00

Nous arrivons S. et moi à la maternité. Ils nous ont appelé quelques instants auparavant, faisant suite aux résultats des analyses du matin, S. doit passer la nuit en "observation"...

Il fait nuit, il fait froid, on rentre par une porte dérobée pour éviter les travaux. On prend un vieil ascenseur et nous voilà devant la porte automatique des urgences obstétricales.
Il faut sonner à un interphone avant d’obtenir le précieux sésame pour les salles d'accouchements. J'ai finalement l'impression de me trouver devant le sasse d'une banque sous haute surveillance, à l'entrée de la quelle, il faut montrer patte blanche, jusqu'à ce qu'une voix nasillarde ne lâche un : "Oui!? C'est pour quoi?". Le mythe en prend un coup, je viens de passer de la banque, à la borne (mal) sonorisée d'un Mac Drive, j’suis à deux doigts de répondre :"Alors pour moi, ce sera un menu Big Mac avec une grande frite et un cookie!". Je me suis abstenu, craignant que mon humour ne fasse pas l'unanimité.

S. s'annonce et la porte s'ouvre, je suis tranquille, aucun risque de trouver les 40 voleurs derrière, mais un trésor me paraît plus probable. Elle disparaît, les vantaux se referment sur ses pas et je dois attendre que l'on vienne me chercher. C'est à ce moment que je commence à coucher sur le papier les quelques lignes que vous trouvez là. Un bruit non distinct commence à me sortir de mes délires « culinaires » et attire tout particulièrement mon attention. Je trouve tout de même le temps de penser à une connerie et me dit que si nous étions au Mac Do, ce qui m'apparaît désormais clairement comme des hurlements, serait une publicité beaucoup moins engageante que le spot traditionnel d’un couple avec ses marmots prenants un plaisir extatique à croquer ...

Je me dis que d'ici quelques heures, c'est moi qui serait au première loges de cet opéra rock qui va faire fureur cette année : "Hurlements!". J'aime pas Lara Fabian et pourtant je vais aller de mon plein gré, m'exploser les tympans. Un doute m’habite, ce n’est pas possible, elle n’a pas demandé la péridurale pour gueuler comme ça celle là Huh
Dans le couloir, un heureux papa fait sauter son forfait mobile et chauffer les semelles de crêpes de ses Scholl à force de faire les 100 pas, l'oreille collée à son combiné.  En fait je vois se dérouler la fin du film que je vais vivre d'ici quelques heures.

Après s'être calmé un instant, le concert reprend de plus belle. Ce son me rappelle quelque chose que j'ai déjà entendu… Je cherche… ça y'est, j'y suis enfin! Je sais, c'est pas super glamour, mais la similitude me paraît frappante! On dirait les feulements d'une chatte en chaleur, de ceux que l’on subit les nuits d’été lorsque, fermer les fenêtres ou les volets est une hérésie à moins de se complaire dans la liquéfaction qu’induit la canicule, mais je m’égare. Soudainement, une autre voix se fait entendre. La plus pure que l'on puisse trouver, puisque vierge de tout. C'est ça finalement le cri primal, un nourrisson qui essaye bruyamment ses cordes vocales.

J'essaye d’imaginer ce qui doit se passer dans la tête d’un bébé la première fois qu'il entend le son de son propre organe. Surprise? Etonnement? "C'est moi qui braille comme ça???" Sans doute un peu de tout cela en fait. La première prise de conscience, celle qui différencie l'homme de l'animal ?? "Bah oui! C'est moi qui hurle comme cela! Mais au fait pourquoi je gueule??? » devrait être la seconde question qui vient à l'esprit de bébé. Il découvre alors qu'il peut s'exprimer. Mais comment et quoi exprimer??? La peur? Le bonheur?? L'horreur de la nouveauté? Le bonheur d'être là? Il doit s'en passer des choses dans cette petite tête au moment ou elle met le nez dehors pour la première fois. Faut vraiment que je sois particulièrement con pour me poser ce genre de questions, auxquelles je n'aurais jamais de réponse.

L'infirmière vient enfin me chercher, je rejoins S. qui est sous monitoring pour une heure. Les contractions se succèdent, rythmées de façon hiératique par le coeur de Max qui est diffusé en live dans la pièce. Tout va bien, les contractions ne sont pas encore régulières mais espacées de 7 à 8 minutes environ. Le jeu de pronostique va bon train... Alors, combien y va peser à ton avis? Tu penses qu'il va nous laisser dormir? T'as entendu la nana en arrivant? Oui, elle a poussé deux fois et c'en était fini... S. rejoint sa chambre après un dernier examen qu'elle réussi avec succès, sans avoir eu à réviser pour une fois ! Je la laisse pour rentrer à la maison, attendre confortablement que l'on m'appelle pour assister au clou du spectacle dans quelques heures, demain probablement…

Comment dormir? Je n'en n'ai pas envie, j'attends les coups de fils de S. en me plongeant dans une partie de Civilisation, ça tombe bien, une partie peut durer des heures et on perd complètement la notion du temps ! Par deux fois déjà au coeur de la nuit, S. a fait retentir mon téléphone. Quelques palpitations m’étreignent avant qu’elle ne m’informe de l'évolution de la situation. Bref rien de neuf, R.A.S tout se passe bien, les contractions s’intensifient. Elle prends juste le temps de me confier que jusque là elle avait du mal à imaginer comment elle pourrait identifier les contractions annonciatrices de l’heureux événements de celle qui ont accompagnées ses derniers mois de grossesse. D’autant que jusque là, ce qu’avait pu lui confier son entourage féminin était pour le moins obscure et confus, mais sans que ce soit plus clair à exprimer pour elle, le moment venu elle n’a plus eu aucun doute !

Samedi 3 janvier 2004

J’étais donc perdu, en pleine partie de Civilisation, lorsque à 6h30 le téléphone retenti une dernière fois. Ce coup ci, ce doit être le bon… Une sage femme m’invite à me dépêcher d’arriver si je ne veux pas rater la fin… Le temps d’attraper tout ce qui peut m’être nécessaire pour cette occasion et je saute dans la voiture. J’en mène pas large, j’ai une sainte horreur de tout ce qui ressemble de près ou de loin à un hôpital et je ne parle pas de ce que je peux imaginer d’une salle d’accouchement !

Les rues sont désertes à cette heure ci, les gens doivent encore récupérer de leur réveillon, samedi 3 janvier oblige ! J’en profite pour ne pas traîner sur la route, pour une fois. Cela fait si longtemps que cela ne m'est pas arrivé de me faire pareil petit plaisir. J’arrive enfin sur les quais, il me reste la Seine à traverser, la maternité se trouve juste en face de moi et je commence à fouiller dans mes poches pour en extirper l’appareil photo numérique. Je me disait que ça pouvait être marrant de photographier ma tronche après cette nuit blanche, juste là, au feu rouge, avant d’arrive à la « mat »…
Mais un véhicule de Police me talonne et s’arrête à ma hauteur. Pour une fois je les attends en me disant que quoi qu’ils aient à me reprocher, je les emmerde ! Na ! C’en est presque jouissif pour une fois, de ne plus avoir aucun scrupule et pour cause, j’estime avoir une excuse légitime à mon empressement ! Ils m’invitent à baisser ma vitre, j’ai l’air un peu con avec mon appareil photo à la main, le teint blafard et les cheveux en pétard ! « Bonjour Monsieur, vous réalisez à quelle vitesse vous roulez Huh Vous allez où pour être aussi pressé ?! ». Et là, un sourire presque narquois et surtout béat vient illuminer mon visage, je leur désigne du doigt (l’index, pas le majeur… bien que tentant, ç’eut été très mal venu !) l’hôpital qui se trouve précisément face à moi bien qu’il me reste encore la Seine à traversé et leur annonce avec un plaisir non dissimulé qu’il est urgent que je me rende à la maternité…

Malgré leur casquette qui d’ordinaire me les rend  automatiquement antipathique, ils m’engagent avec le sourire à lever le pied pour arriver entier jusqu’à ma destination finale !

J’arrive enfin au droit du sasse ou nous nous étions présenté la veille. Une infirmière m’invite à passer blouse, chaussons, charlotte et me conduis jusqu’au « chevet » de S.. Je repense rapidement à ce que j’ai entendu hier soir, mais je suis très vite sorti de mes rêveries par le soutient dont S. à besoin à cet instant.

Elle ne souffre plus depuis que la péridurale remplie son office. A vrai dire, elle me confie qu’elle ne sent absolument rien en dessous de la ceinture! J’ai un peu de mal à savoir où elle situe la ceinture avec son gros ventre, mais là n’est pas la question!

L’accoucheuse la guide avec un vocabulaire basique et à ma porté vu le peu de neurones actifs dont je dispose à cet instant : « Soufflez ! Poussez, poussez, poussez ! Relâchez ! Soufflez ! Respirez... ». J’ai pas le temps de flipper malgré l’environnement et les odeurs si caractéristiques de cet endroit qui en d’autres circonstances (et même si je ne suis pas directement concerné) me mettent si mal à l’aise et pour tout dire au bord de l’évanouissement (pour ne pas dire, de la gerbe). Là, je suis lucide et concentrer je fais abstraction de ce qui me dérange sans avoir à faire d’effort.
Le son inquiétant du monitoring qui faisait retentir les battements du cœur de Max a été coupé et je m’applique à «aider» S. comme je peux en soutenant son dos et en subissant l’étreinte de sa main sur mon poignet. J’ai complètement oublié ce qui d’ordinaire me dérange pour être avec elle. Tout juste le temps de voir arriver le médecin avec les forceps et de me dire « non Huh? Y vont pas lui mettre ce…!!!!??? Mais jamais ça ne rentrera…??? », qu’avec douceur et une apparente facilité mais fermement, elle extirpe Max du giron de sa mère avec cette pince qui me paraît énorme ! Il est 6h54, Max est né. Un quart d’heure, vingt minute auront suffit à l’épilogue.

Songeant aux clichés habituels, je m’attends à ce qu’elle lui donne une bonne tape sur les fesses pour qu’enfin il s’éclaircisse la voix. Mais rien pour le moment, elle se contente poser Max qui a l’aire au moins aussi fatigué que nous tous sur le ventre de sa mère avant de nous demander si nous désirons couper le cordon. N’étant pas attaché à ce genre de symbole je décline l’invitation ( en mon fort intérieur je ne peux m’empêcher de penser : démerdez vous, moi j’en veux un sans fil, hors de question que je coupe quoi que ce soit), S. en fait de même. J’avoue pour le coup commencer à stresser n’ayant toujours pas entendu le p’tit bout s’exprimer, ses yeux sont encore fermés, il paraît inanimé. Malgré la sueur froide qui me parcourt, je reste aux cotés de S. tandis que la sage femme reprend Max dans ses bras et s’éloigne avec, pour le mettre sous une couveuse où elle est rapidement rejointe par au moins quatre autres blouses blanches. Tout ce monde s’active autour de lui. Je perds complètement la notion du temps, j’ai l’impression qu’une éternité s’écoule avant de l’entendre enfin s’éclaircir les cordes vocales. Ouffff ! J’étais à deux doigts de tomber dans les pommes, ce son arrive à mes oreilles comme un grand soulagement.

Prestement on ramène Max pour l’installer à nouveau sur le ventre de S.. Ses yeux sont enfin ouverts pour avoir droit à un premier câlin, une première tété, un premier regard avant de retourner faire une petite toilette pour être enfin tout à fait présentable !  Pendant ce temps, je m’éclipse pour reprendre mes esprits et laisser le médecin terminer son travail auprès de S. (en toute quiétude et intimité… no comment). Devant mon teint pale, une infirmière me propose un café bien sucré que je ne refuse pas sachant que le reste de la petite famille va aller en faire autant dans quelques minutes !
Lorsque je reviens dans la salle de travail, je peux enfin prendre Max dans mes bras. A mon grand étonnement, alors que j’ai toujours été particulièrement mal à l’aise avec les enfants des autres (évitant toujours soigneusement de me retrouver à devoir les prendre dans mes bras), les gestes me viennent naturellement comme si quelque chose s’était soudainement décoincé en moi ! Il est zen, je le trouve beau et la sage femme nous confirme que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles…

Et voilà le travail !
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« Répondre #5 le: 28-11-2006, 14:33 »

bon je recherche ou j 'ai foutu mon bh la dessus et je reviens parce que je recommence pas une deuxieme fois  Grin
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"si çà continue,il faudra que çà cesse."
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« Répondre #6 le: 28-11-2006, 14:34 »

bon je recherche ou j 'ai foutu mon bh la dessus et je reviens parce que je recommence pas une deuxieme fois  Grin
Ah moins d'avoir un deuxieme enfant  Grin
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« Répondre #7 le: 28-11-2006, 14:42 »



Donc aujourd'hui c'est le vrai anniversaire de choupette , les faux c'était avant ! donc aujourd'hui j'étais en train d'accoucher . J'avais une méthode claire pour cela : le dédoublement de personnalité.

-yavait moi , la vrai kai
-et il y avait la fausse moi qui elle était enceinte et devait un jour ou l'autre accoucher mais ce n'était pas mon problème

Méthode que je ne conseille à personne car ca ne marche pas !

La fausse moi enceinte (fme) se marrait sous cape quand en cour d'accouchement on parlait de seuil de tolérance à la douleur, de technique pour ne pas céder à la panique et toussa et toussa, que ce soit la fausse moi ou la vrai moi , on était pas des chochottes , donc pas concernées !

Au premier signe d'arrivée de bébé, je fais comme si de rien n'était, j'allume une clop , je regarde les étoiles et au bout d'une demi heure , ma fausse moi ne bougeant pas , ma vrai moi se dit , bah on va peut etre appeler la maternité quand meme ! J'vous jure , on peut compter sur personne ,c'est terrible !

J'appelle donc , en gros ca donnait : "euh voila je suis enceinte jusqu'au oreille (nan en fait la je vous la fait fun ) je crois que j'ai un peu perdu les eaux mébon on va pas s'inquieter pour si peu , rien n'est sur ! que fais je ? " Ben vous savez quoi ?  ils m'ont dit de venir accoucher , fait chier ! ca vous gache la journée quand même !

Ni une ni deux , je raccroche le telephone et je me fais un café, ma fausse moi ne bougeant toujours pas , ma vraie moi doit reprendre le choses en main , c'est agacant les gens qui ne savent pas prendre leur responsabilité ! je vais donc réveiller l'auteur de cet état de non grace , tout doucement pour pas le déranger des fois que du coup il se réveille et m'emmène à la maternité ! on ne sait jamais !
"euh chéri faut y aller là "
"ou çà ?
"bah à la maternité "
"ah ok !"

et il se rendort , (ouf ! c'est déjà ca de gagner)


la persone enceinte qui partage ma vie , cafouille encore une demi heure , tourne en rond puis se décide à de nouveau réveiller son conducteur,
"euh chéri faut vraiment y aller là "
"ou ca ? "
"Ben à la maternité "
"ah ! mais je croyais que tu plaisantais moi !"
(hélas non   )

La route au milieu des inondations et des grèves de sage femme (m'en fous c'est pas mon probleme) se passe trés bien, on se marre bien on est détendu, je trouve ca cool les contractions , ce n'était que ca , franchement pas la peine de faire un dédoublement de personnalité pour si peu !

A la maternité , on s'occupe de moi comme si j'étais quelqu'un sur le point d'accoucher. Et la , je suis bien obligé de reconnaitre que ca y ressemble vachement. La premiere vrai contraction va me laisser sur le cul , bouche bée ! un peu comme quand j'ai un orgasme sauf que la , ben ca fait mal , vachement mal même . La vrai et la fausse moi enceinte se demande franchement comment elle vont reussir a respirer histoire de pas mourir asphixié ! J emets un point d'honneur a ne pas crier , a ne pas appeler la sage femme en greve qui pionce sur la table, la tete dans les mains . Pour reussir cela , j'ai une technique bien à moi : faire ouvrir et fermer la fenêtre , c'est tout ce que j'ai trouvé et ca ne sert a rien !

Je vais donc passer quelque heures a dire , stp ferme la fenetre, j'ai froid ; ouvre la fenetre j'ai chaud ! ce qui me vaudra la plus belle crève de ma vie d'ailleurs et c'est a peu prés tout ce qui me reste comme souvenir de mes jours passés a la maternité ! mon dieu quelle crève !

Ma fierté mal placé fera qu'on va me récuperer dans un état ou il faut accoucher tout de suite , j'avais pas chomé , c'est clair ! donc pas de péridural ! Là de concert : moi et moi allons oublier tous les bons principes de fierté et supplier pour avoir une péridurale , je ne me suis pas mise a genoux mais c 'est juste parce que je pouvais pas ! Dans mon esprit c'est trés clair, vous me faite ma piquouse sinon je me casse et vous vous demerdez (ils ignoraient bien sur que j'étais capable d'un tel dédoublement de personnalité , j'aurai bien voulu voir leur tête si j'avais mis mes menaces à execution ! non mais !)

Ils appelleront quand même un espece de connard aimable comme une porte de prison pour me faire ma piquouse , il a de la chance que j'ai besoin de lui celui là , une vraie tête à claque !

Et heureusement car j'avais resigné pour encore trois heures mais ca on savait pas !

Mais alors la ! je crois qu il avait mis de la coc dans ma piqure, comment j'étais bien .............Y avait quelqu'un qui était en train d'accoucher et moi qui parlaient chiffon, peinture fraiche de la salle de travail , qui regardait amusé le futur père et la sage femme trouver qu'une tete en train de sortir , ca ressemblait a une betterave rouge ! j'étais bien quoi !

Inutile d epréciser que le petit machin qui va sortir me fera oublier tout ca , c'est bien connu . Cependant je souffrirai encor de ce dédoublement de personnalité quand on me dira avec beaucoup d e naturel apres que j'ai dit "sa couche est sale ! " "ah oui et bien changez là ! " (sur le coup je me suis demandée ce qu'elle voulait dire ! et heureusement personne ne peut témoigner de ec moment épique sauf choupette mais elle s'en souvient plus ) voila voila

en attendant si mon autre moi doit réiterer l'experience , il va flipper grave pendant neuf mois parec que je vais vous donner un scoop : CA FAIT VACHEMENT MAL , BORDEL DE MERDE !!!!!!!!!!!!


Bonne journée à tous
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"si çà continue,il faudra que çà cesse."
qqqqqqqqqq
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« Répondre #8 le: 28-11-2006, 15:08 »

mon deuxième accouchement :


grossesse toujours sous haute surveillance mais beaucoup plus sereine que la première §

Donc commeprévu, je vais passé une petite journée à l'hopital avec au programme (tjrs le même) :
- prise de sang
- petit déj entre copines de grossesse pathologique (j'aime pas ce mot !)
- un petit monitoring
- une petite échographie
- diner
- visite chez le gényco avec résultats des analyses

Et là, le verdict : vos analyses sont mauvaises, je vous donne une ordonance pour aller les refaire dans un autre labo d'ici deux ou trois jours et vous revenez sans rdv m'apporter les résultats!

je suis disciplinée donc je fais comme la gényco me dit.
Je vais chercher mes résultats au labo et là, on me dit , madame il faut que voyez un médecin d'urgence!

Wouai! évidemment les analyses sont toutes aussi mauvaises.  moi qui fait jamais d'urée, là faut croire que j'i décidé de battre un record.

Je dis à mon mari : bon, on va montrer les résultats et comme on est le vendredi 23 décembre, ils vont surement me dire de venir le 26 au matin ! sure de mon fait, je ne prends pas la valise! hors de question que je ne passe pas noël avec mon fils !

j'arrive et là, le verdict : on vous laisse pas sortir, Madame!

Là, de suite on me dit à partir de maintenant vous êtes à jeun : chouette il est 11h 3O! Si j'avais su !!!!
on me fait un tas d'examen.  Monitoring non stop.  Et on me dit, à partir de minuit vous devez être à jeun parce qu'on vous le provoque demain.  Et attendez, il est 23 heures, j'ai rien manger, j'ai faim , moi.

Et là, l'infirmière qui vous dit avec un grand sourire : la cuisine est fermée.
Je m'en fous, ramenez moi n'importe quoi, j'ai faim!
Là, comme quoi , elle me ramène à 11 h30 un plateau bien garni .  ouf à une demi heure près, j'avais droit à rien !

le 24 au matin, au réjouissance : décollement du placenta : franchement désagréable !
puis comme rien ne se passe, pose d'un gel pour provoquer l'accouchement
au soir toujours rien.

Le 25 : rebelotte même programme si ce n'est que lors de la pose du gel, j'ai droit au compte rendu de la fiesta du médecin et de la sage femme.  J'ai presque envie de leur crier : fermez là ! pas envie de savoir qu'ils n'ont pas dormis de la nuit et que c'est eux qui vont s'occuper de moi !
visite de la gényco qui me di avec un grand sourire, s'il n'est pas là ce soir, je vais le chercher par césarienne.


A midi, je sens les contractions, bien sur tjrs dans le dos, c'est tellement plus agréable !
je téléphone à mon mari pour lui dire que je vais accoucher et de ne pas venir comme prévu avec le fiston.
Là, j'appelle, personne viens.  Tiens, leur sonnette a encore beuguer ! je croyais que le grand beug était prévu pour l'an 2000, soit une semaine après.
Bon,ben je suis pas manchot, je me lève à la recherche d'une infirmière, sage femme.  Personne ! je trouve enfin une femme de ménage et je lui demande où je peux trouver quelqu'un de cet hopital.
Elle fait un numéro et comme par magie,une sage femme arrive et me dit dsl, on est débordé ,nous sommes tous en salle d'accouchement
On m'y conduit.  Merde ! j'ai vachement mal! j'ai pas eu mal à ce point la première fois, je lui dit et là avc un beau sourire,normal avec le gel, les contractions sont beaucoup plus douloureuses !

bon ! ben! alors j'aimerais une péridurale.  
Pas possible, madame, l'anesthésiste est trop pris et quand çà sera votre tour çà sera trop tard.
Là, arrive mon mari.  Lui voit tout.  Le marteau en dessous de la table c'est quand elles font trop de bruit et que vous n'avez pas d'anesthésiste ?
Là, la sage femme embetée : c'est les ouvriers qui ont du l'oublier! (bah oui, on s'en doute!)
Puis, comme j'ai pas dit mon dernier mot, j'ai ma tension qui monte à 22.
Et là, c'est pas 22 voilà les flics mais 22 voilà l'anesthésiste.
Un petit médicament dans le goute à goute et péridurale (peux pas avoir mal quand on fait de la tenion sinon çà monte)

4heures après ma crevette , car né trois semaine avant donc petit mais pas autant que ceux de Léni.
Et là,un vrai bonheur, le papa qui coupe le cordon.  Mon fils que l'on me pose sur le ventre et qui prends le sein.
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